vendredi 29 février 2008

Lectures fébruaires...

Voici un joli adjectif pour le mois de février qui va bientôt finir. Il est donc temps pour quelques digressions littéraires et un petit bilan mensuel.

Mon blog a maintenant deux petits mois et 1250 visites. Je vous remercie chaudement toutes et tous de passer de temps en temps voir mes élucubrations de lecteur, ça met du baume au cœur de lire vos commentaires.

Le mois de Février a encore une fois été un mois riche en lectures (moins que le dernier, seulement huit livres, mais il a aussi été un peu moins long et beaucoup plus chargé). Encore une fois des coups de cœur et des voyages dans le monde entier:

Littérature suisse :
Littérature autrichienne :
Littérature française :
Littérature chinoise :
Littérature japonaise :
Littérature étasunienne :
Ce mois-ci a aussi été l'occasion d'un petit voyage à Londres et d'une importation illicite de quelque matériel hautement littéraire et culturel avec dans mes bagages le nouveau Lessing et la Prime d'Evanovich que vos commentaires "éclairés" m'ont donné envie de lire.

Mais ce mois de lecture n'est pas encore fini et deux livres sont en train de rissoler aux petits oignons :
  • The Cleft de Doris Lessing rapporté d'Angleterre
  • Le Portrait de Dorian Gray que je lirais pour la Saint Patrick.
Et pour finir ces miscellanées:
Alors espérons que le mois suivant sera aussi fécond en lectures et en coups de cœur. Et bonnes lectures à toutes et à tous...

mardi 26 février 2008

Le chat qui lisait à l'envers : Lilian Jackson Braun

Et un livre de plus pour mon challenge ABC.

L'histoire:

Jim Qwilleran est un ancien chroniqueur criminel réputé sur le retour (revenant de très loin même car il a eu de très nombreux déboires dans ses postes précédents. Il se fait offrir par une connaissance un poste de rédacteur artistique, mais ceci est une véritable gageure étant donné qu'il ne connaît rien du tout à la question. Très rapidement, il se rend compte que son véritable travail consiste à contrebalancer celui d'un féroce critique d'art (Mountclemens, George Bonifield III , et sans abréviations s'il vous plaît), attaché au même journal et détesté de tout le monde.

Pourtant la maison de celui-ci est un véritable musée, sa table celle d'un fin gourmet et l'homme lui-même est brillant et satirique. Il possède aussi un chat siamois aristocratique, Kao K'o Kung - Koko pour Qwilleran - qui apprécie les vieux maîtres et sait lire à l'envers les manchettes de journaux.
Lorsque, dans le monde apparemment paisible des beaux-arts, trois morts brutales se produisent, il se lance à la recherche de la vérité...

Un polar sous le signe de l'art et du chat...

Mon avis :

Plus qu'une histoire policière, c'est une satire du monde artistique, et l'auteur met l'accent sur les relations entre tous ces personnages qui se croisent dans ce petit monde très fermé, mêlant amitié, envie et animosité...

L'histoire policière n'est pas exceptionnelle et elle se cantonne à la seconde moitié du roman. D'autant plus que la période où elle se déroule commence à faire un peu datée (années 60-70). C'est plutôt la description de protagonistes non sans humour qui est vaut le coup:
  • Qwilleran, vieux journaliste qui a la moustache qui frémit comme le pouce des sorcières dans Macbeth (By the pricking of my thumb Something wicked this way comes - j'adore caser cette citation),
  • Mountclemens, le critique d'art le plus odieux qu'il soit mais qui doit bien cacher quelquechose
  • Cal Halapay, grand publicitaire et peintre à ses heures perdues, qui dessine uniquement des jeunes garçons angéliques, sa propre image
  • Sandra Halapay, qui ferait tout pour appuyer son mari
  • Zoé Lamberth, l'une des seules à être bien cotée chez Mountclemens
  • et tant d'autres...
Mais surtout le chat, Koko...
C'est une histoire divertissante, et j'ai hâte de continuer la série.

Alors comme dit Chimère:
Votre chat lit le journal ? Rassurez vous c'est normal.

Les avis de Chimère et de Kalistina

Retour de Londres...

... Et encore des livres dans la valise.

De quoi augmenter ma PAL. On est un lecteur compulsif ou on ne l'est pas. Mais comment passer à Charing Cross et à Leicester Square sans rentrer dans l'une des nombreux bookshop? Enfin une... Deux, trois...

Donc mon sac à dos ont subreptissement sauté :
  • La prime (One for the money) de Janet Evanovich
  • The Cleft de Doris Lessing (Son dernier roman, pas encore sorti en France, dont le résumé m'a particulièrement attiré et que je commence dès ce soir)
On ne se refait pas...

Mais Londres, c'est aussi Kensington, Knightbrige, the Tower of London, Baker Street, et de nombreux souvenirs de lecture...


Donc je suis là, de retour maintenant, pour de nouvelles aventures littéraires.... Et pour fignoler mon colis pour le mini-swap Thé de Flo qu'il faut envoyer avant la fin de la semaine...

mercredi 20 février 2008

Pause londonnienne...

Trois jours de vacances que se préparent. Avec Loutarwen, nous avons décidé de partir demain pour une petite virée à Londres. C'est mon cadeau pour son anniversaire (c'était hier).

Voici ce que je verrai dès demain

Ça va faire du bien après ces quelques moi de travail acharné. Donc je vous dis au revoir jusqu'à dimanche, où j'essaierai peut-être de répondre aux commentaires.

Alors, à bientôt tout le monde.

mardi 19 février 2008

Le Lézard Noir : Edogawa Ranpo

Une mystérieuse femme en noir, une menace d'enlèvement de la fille d'un grand joaillier d'Osâka, l'étoile égyptienne (le plus gros diamant japonais) et la fin dans un musée des horreur. De rebondissements en rebondissements tous plus rocambolesques les une que les autres, le célèbre détective Akechi Kogoro part à la poursuite du Lézard Noir, une cambrioleuse dénommée ainsi à cause de son étrange tatouage qui semble prendre vie dès qu'elle bouge le bras...

Fan des grands maîtres occidentaux, Edogawa Ranpo a introduit dans la littérature japonaise le genre polar. Son pseudonyme est d'ailleurs un anagrame de la transcription en katakana d'Edgar Allan Poe, son auteur favori. Une femme fatale, des bijoux, un détective as du déguisement, des coups de théatre et des escamotages en série, on retrouve ainsi dans cette histoire toutes les ficelles de Maurice Leblanc et de Poe. Dans un style épuré très japonnais, un bon polar classique qui se lit tout seul.

Pour ceux qui ont lu le recueil de nouvelles "la chambre rouge", on retrouve dans ce roman un clin d'oeil à l'une de ses nouvelles.

Un autre avis de Yueyin...

dimanche 17 février 2008

Otto, autobiographie d'un ours en peluche : Tomi Ungerer


Peut-on parler de la guerre à un enfant? C'est difficile... Mais Tomi Ungerer a réussi. Le livre que je vous présente n'est pas un livre jeunesse comme les autres, un livre d'image à laisser dans les mains d'un enfant. C'est un livre à lui lire et à lui expliquer...

C'est un récit rétrospectif. Vers la fin de sa vie, une fois que la boucle est bouclée, un ours en peluche décide de nous confier son histoire et d'écrire son autobiographie.

"J'ai compris que j'étais vieux le jour où je me suis retrouvé dans la vitrine d'un antiquaire. J'ai été fabriqué en Allemagne. Mes tout premiers souvenirs sont assez douloureux. J'étais dans un atelier et l'on me cousait les bras et les jambes pour m'assembler[...]". Ainsi commence l'histoire.

On retrouve les principaux thèmes de Tomi, son incompréhension face à l'exclusion (déportation, guerre, pauvreté...) Pourquoi l'histoire est-elle racontée par un ours? Peut-être pour que les enfants comprennent que tout ça n'est pas si loin, même si ça semble fou, impossible. Peut-être que cette histoire a été écrite trop tard, que les principaux témoins sont en train de partir. Peut-être que c'est justement le moment afin que les enfants n'oublient pas. Ce livre est recommandé par l'Education Nationale pour les 9 à 11 ans.

Elle finit par : "[...]J’ai écrit cette histoire en la tapant comme je pouvais sur la machine à écrire de David. Et la voici…"

Une histoire dure, mais qui, au final, laisse une belle lueur d'espoir pour l'humanité. Et c'est tout ce que je vous dévoilerais...