dimanche 20 janvier 2008

Les abeilles : Yôko Ogawa

Pour rendre service à son cousin qui cherche une chambre pour ses études à Tôkyo, l'heroïne l'introduit dans son ancien foyer d'étudiant qu'elle avait quitté six ans auparavant. Mais aussitôt le jeune homme installé, elle est prise d'un malaise inexplicable. Dans les semaines qui suivent, à chacune de ses visites, saon cousin est invariablement absent. Et le directeur du foyer, un infirme auquel il ne reste qu'une jambe, se montre de plus en plus évasif, inquiétant, equivoque...

Un cousin qui disparaît, un autre étudiant qui aurait disparu il y a peu mais dont on ne retrouve aucune trace dans les journaux locaux, un directeur informe au comportement étrange et aux propos déplacés, par une succession de détails bien choisi, subtiles et inquétants, l'auteur nous fait entrer dans un univers mystérieux et angoissant, une espèce de malaise diffus dont elle a le secret. Comme si cette écriture sobre, simple, fine et épurée arrivait à faire peser les pires présomptions.

Ce n'est de loin pas le meilleur de ses romans, mais, en quelques pages, Ogawa réussit à mettre en place une atmosphère de malaise dont elle a le secret, et en cela, cette nouvelle vaut le coup.

6 commentaires:

Loutarwen a dit…

J'essaireai de le lire avant que tu ne le rendes.

Soïwatter a dit…

Alors fais vite, je pense avoir fini les 3 livres d'ici la fin de la semaine. (Je suis en pleine cure d'Ogawa)

florinette a dit…

Il faut vraiment que je découvre cet auteur, en plus tu en parles si bien...j'aime beaucoup les couvertures d'Actes Sud je les trouve bien souvent magnifiques !

Soïwatter a dit…

C'est une auteur que j'adore. Assez déroutant à vrai dire. Chaque livre arrive en quelques pages, tous les livres sont très courts, à t'inspirer une forme différente de malaise.

J'aime aussi énormémént les couvertures d'Acte Sud, mais je préfère lorsqu'ils sont sortis dans la collection Babel, car, je ne sais pas pourquoi, Acte Sud arrive toujours à sortir un format bizare difficile à lire dans le métro ou à ranger dans un sac, comme par exemple "jamais avant le coucher du Soleil" de Sinisalo qui fait 30 cm de haut pour 10 de large...

ilmariel a dit…

Je sens que ma "wishlist" va grossir !! lol Je dis ça parce que je fais de très belle découverte et par tes commentaires sur Ogawa, ça me donne envie de lire "Hôtel Iris" après celui de Murakami. Mais je veux voir autre chose ! lol

Sadira a dit…

You write very well.