mardi 18 mars 2008

L'Île d'Iŏ : Yi Ch'ŏngjun

Voici le premier roman que j'ai acheté dimanche au Salon du Livre. J'en avais profité pour trouver quelques titres rares de Piquier et d'Acte Sud que je ne trouvais pas dans le commerce (la littérature asiatique est encore si mal représentée...)

Je ne connaissais pas du tout l'auteur. A vrai dire je n'avais jusqu'à présent jamais lu de littérature coréenne. Mais, sur le stand d'Acte Sud, la quatrième de couverture de ce court récit m'avait intrigue.
A en croire la légende, on ne revient pas de l’île d’Iŏ, et c’est peut-être pour l’avoir contemplée que le journaliste Ch’ŏn a disparu en mer. Accident ? Suicide ? Chargé d’enquêter sur cette affaire, un officier de marine se trouve bientôt confronté aux métamorphoses du mythe. Car "l’île d’Iŏ" est aussi le nom d’une très ancienne mélopée, et celui d’un cabaret que fréquente une prostituée dont la déréliction est bouleversante. Peu à peu, en un clair-obscur où s’efface toute certitude, l’auteur plonge son héros dans l’ivresse et la fascination, jusqu’à lui apprendre à désirer Iŏ, troublante figure de la consolation — qui pourrait bien être la beauté même de la mort.
Et je n'ai pas été déçu... J'ai bien aimé cette nouvelle, son atmosphère brumeuse, son écriture. Dans ce style simple et épuré caractéristique de la littérature asiatique contemporaine, nous berçant dans une mélancolie un peu amère, l'auteur, peu connu en France bien qu'il soit l'un des plus grands auteurs coréens, nous donne une version actuelle d'une légende de marins, encore bien présente dans les croyances locales, même si d'après les autorités, cette île mystérieuse dont on ne revient jamais et qui apparaît parfois à la surface pendant les tempêtes ne serait, officiellement aujourd'hui, qu'un récif corallien... Cette légende, il la fait revivre à travers un officier de marine que doit annoncer au port que le journaliste qui les avait accompagné dans la mission de recherche de l'île avait disparu en mer dans des circonstances inexpliquées et qui se retrouve troublé par l'attitude des insulaires...

Au final, j'ai bien aimé cette nouvelle, et l'auteur, d'après moi, mérite d'être découvert...

Pour lire un extrait du récit, c'est ici...

3 commentaires:

goelen a dit…

Intrigant!!

Soïwatter a dit…

C'est ce que je me suis dit en lisant la quatrième de couverture...

yueyin a dit…

ça me tente mais ça me tente, je ne crois pas avoir jamais lu de livre coréen encore... enfin si le manga la bicyclette rouge qui est superbe d'ailleurs.... je le note (des fois que je tomberai dessus on peut r^ver :-))